Henry Moore (Grande-Bretagne)

Castleford, 1898 – Much Hadham, 1986

Roi et reine

Moore pointe ici du doigt le caractère primitif et dépassé de la royauté.

Le groupe Roi et reine n’a rien à voir avec des monarques vivants, mais dénonce plutôt le caractère archaïque de la dynastie. Moore n’exclut pas que ce thème lui ait été suggéré par les contes de fées qu’il lisait à sa petite fille.

Henry Moore écrit en 1954, à l’occasion de son exposition à la Curt Valentin Gallery de New-York: “Le groupe Roi et reine n’a rien à voir avec des monarques vivants, mais plutôt avec l’idée archaïque ou primitive de la royauté. La clé de lecture du groupe réside peut-être dans la tête du roi, à la fois tête et couronne, visage et barbe et a quelque chose de Pan, quelque chose d’à la fois animal et royal. Je ne sais pas comment m’est venue l’idée de ce groupe. Peut-être est-ce la lectures de contes de fées à ma fille ces deux dernières années, des contes où il y avait fréquemment des rois et des reines. Cela a pu susciter mon intérêt pour ce sujet”.

Henry Moore fut un des plus grands sculpteurs du siècle dernier. Ses œuvres figurent dans des collections du monde entier et sont exposées un peu partout. Il était influencé par l’art archaïque et primitif, pré-colombien en particulier. Avec le temps, son style allait évoluer vers le surréalisme et l’abstraction. Les têtes déformées et les corps féminins couchés et assis sont une constante de son œuvre, qui révèle en même temps un esprit humaniste et un goût marqué pour le paysage qui s’exprime ici pleinement dans le contexte du parc Middelheim.

Localisation

Numéro 2 sur le plan

Spécifications

  • Roi et reine
  • 1952–53
  • H. 170 cm H. x l. 150 cm l. x p. 95 cm
  • Bronze
  • MID.B.044